Structuration du manuscrit (1)

Le manuscrit scientifique est un support de communication qui doit assurer un transfert de connaissance de l'auteur aux lecteurs.
Nous parlons bien ici de la connaissance scientifique, qui sera défini de manière formelle ultérieurement. Cette connaissance ne peut être transférée correctement si nous ne respectons pas certaines conditions et contraintes.
En plus de la clarté d'expression, du respect des règles d'orthographe, de grammaire et de conjugaison, la structure des idées et du manuscrit joue un rôle primordial dans la facilitation du transfert des idées, et dans la garantie de l'exactitude et de la conformité de ce transfert aux intentions du lecteur.
Nous pouvons distinguer deux types de structuration:
  • La structuration explicite souvent imposée par une forme canonique définie par convention. Cette forme inclut des parties générales communes à toutes les disciplines telles que l'introduction, la conclusion, le résumé. Comme elle peut inclure des parties spécifiques à chaque discipline telles que la méthode, les outils, les résultats, la discussion.
  • La structuration implicite, qui est souvent manquée dans les écrits, et à laquelle nous prêtons souvent peu d'attention. C'est cette structuration, que nous pouvons qualifier de logique, ou encore sémantique, car elle doit être établie non pas au niveau de la rédaction elle-même, mais plus tôt, au niveau abstrait, de réflexion, et de préparation du manuscrit.
Dans la suite des articles, j'essaierai de détailler plus ces deux types de structuration, en vous procurant quelques heuristiques qui pourront vous aider à mieux structurer vos textes sur les deux plans.

La fonte italique

La fonte italique dans un texte scientifique possède des sémantiques qui ne laissent pas de place à l'utilisation arbitraire. Un texte écrit en italique peut évoquer:
  • Des mots ou citations en langue étrangère ;
  • Des citations de mots isolés ;
  • Des titres d’ouvrages littéraires, scientifiques ou artistiques, ou des titres de journaux, de revues ou de recueils périodiques ;
  • Des noms de toutes les œuvres d'art (peinture, sculpture, etc.) ;
  • Des noms d’œuvres, de bateaux, de sondes spatiales, et parfois des bâtiments ;
  • Des notes de musique ;
  • Des noms des variables et des mots réservés (sinon le soulignement) dans les codes et les algorithmes ;
  • Des autonymes (mots ou caractères qui se désignent eux-mêmes) ;
  • L’emphase (bien que je préfère utiliser le soulignement à la place) ;
  • Certaines parties du paratexte telles les réactions du public dans un procès-verbal, ou encore les didascalies au théâtre. 
  • Des passages en langues étrangères - par rapport à la langue du document -

Un blog pour la rédaction scientifique

Rédaction scientifique,communication scientifique ou encore écriture scientifique ? de quoi parle-t-on ici ?
Il s'agit de présenter aux étudiants, aux doctorants, aux chercheurs, aux rédacteurs de supports pédagogiques et scientifiques les bases et les règles de l'art en matière de rédaction et de communication.
Malheureusement, dans notre université, les cours sur la rédaction scientifique sont souvent présentés comme des cours de langue! chose qui n'est pas étrange vu que nos étudiants et chercheurs ont souvent des difficultés dans ce domaine. Et nous devons bien sur surmonter ces difficultés avant de passer aux directives et consignes techniques liées au support lui même.
Dans ce blog, nous n'allons pas donner des cours de langue, le net est très riche en contenu concernant les règles d'écriture, de grammaire, et de conjugaison.
Dans ce blog, nous allons apprendre comment structurer nos rapports et articles, comment soigner leurs formes, comment préparer des présentations lisibles et claires, comment faciliter à nos lecteurs l'assimilation de nos idées, de nos travaux, et de nos inventions! en d'autres termes, comment valoriser notre travail.