Choisir un sujet de PFE: Le pourquoi ?

Pour bien choisir un sujet de projet de fin d ‘études, il faut commencer par répondre à cette question : 
Pourquoi ce projet de fin d’études ?
La réponse est simple : Durant plusieurs années d’études, l’étudiant cumule des connaissances théoriques et pratiques élémentaires par les cours, les séminaires, les travaux pratiques et les travaux dirigés. Mais dans la pratique, et sur le marché du travail, ses connaissances ne seront pas sollicitées par des questions directes comme dans les examens et les évaluations académiques. Dans l’entreprise, un problème réel est posé, est une solution pratique est exigée ! Loin des considérations théoriques et des preuves mathématiques. Le prestataire doit faire lui même la synthèse et la collecte des outils et des connaissances nécessaires à la résolution du problème, certaines de ce ses connaissances sont déjà acquises, et d’autres doivent être recherchées et validées. Ce savoir-faire ne peut être acquis que par l’expérience et le cumul des années d’exercice. Mais le départ de tout ça, est ce qu’on appelle le projet de fin d’étude.
Ce projet permet d’initier les étudiant à la vraie vie professionnelle en simulant un scénario où est demandé une solution pratique pour un problème réel.

Préparer son PFE

A la fin de chaque année universitaire, les étudiants admis en dernière année du cursus entament leurs parcours du combattant à la recherche de sujets de projets de fin d’études (PFE) et d'encadrants. La tâche n’est pas facile pour plusieurs raisons :
  • Les étudiants ne pensent à leurs PFE qu’à la dernière années de Licence ou de Master. Durant leurs cursus, ils se contentent de cumuler les crédits des matières sans s’étaler sur des questions de recherche pour choisir des axes potentiels de recherche.
  • Les étudiants n’ont pas de critères objectifs pour choisir un sujet ou un encadrant. Leurs seules motivation est d’en finir rapidement et décrocher le diplôme.
  • Les étudiants se fient facilement aux expériences des anciens qui restent subjectives et partiales : Tel sujet est à éviter ! N’allez surtout pas chez Mr. X !
A la fin, que peut faire l’étudiant pour choisir correctement un sujet pour son projet ?

Pour nos étudiants.. La phrase

La rédaction reste la partie la plus lourde pour nos étudiants dans leurs projets de fin d'études. Pour la plupart d'entre eux, ils préfèrent passer des mois à programmer et à faire des essaies, et même à lire! mais ne leurs demandez surtout pas de rédiger.
L'un des soucis élémentaires pour ces étudiants qui leur pousse à chercher sur le net pour copier- coller leurs rapports est un souci avec la phrase elle-même. En lisant leurs manuscrits, nous pouvons distinguer leurs difficultés à formuler des phrases correctes, cohérentes et expressives. En leurs corrigeant leurs rapports, ils commencent souvent à s'expliquer pour donner un sens à leurs phrases autre que ce qui est saisi par leurs transcriptions.
C'est pourquoi je conseille souvent à mes étudiants ce petit algorithme pour formuler leurs phrases :
  1. Commencez par savoir ce que vous voulez rédiger, en d'autres termes, imaginez-vous face à face avec votre encadrant ou votre enseignant  et exprimez-vous avec lui en langage parlé (dialecte).
  2. Décomposez cette expression en idées élémentaires simples ne contenant qu'une seule action à la fois.
  3. Traduisez ces idées en langue écrite par des phrases simples et courtes utilisant des mots simples sans chercher les verbes rares et les adjectifs difficiles.
Et rappelez-vous toujours que le but de la rédaction scientifique n'est pas d'exhiber ses talents d'écriture, mais plutôt de faire passer un message et de faire comprendre une idée.

Pourquoi rédiger ?

La rédaction scientifique n'est pas une finalité en elle même! On ne rédige pas dans les sciences pour exhiber ses talents d'écriture et son style littéraire. Mais on rédige dans un but bien précis : "Communiquer".
La rédaction est un moyen pour faire savoir une connaissance qu'elle soit la sienne ou celle d'une autre personne. Le support résultat d'une rédaction scientifique peut être un article, des notes de cours, un mémoire, une thèse ou un poster.
Pour chaque document scientifique correspond un publique spécifique. Un article est destiné à un publique plus large qu'un jury spécialisé pour une thèse. Et les lecteurs d'un mémoire d'ingénieur ne sont pas les mêmes pour un rapport technique interne.
Le but de le rédaction scientifique est de transférer une connaissance bien précise clairement, objectivement, et méthodiquement à un ou plusieurs lecteurs. Ce transfert de connaissance ne peut être accompli complètement, d'où l'intérêt des soutenances, des discussions et des présentations orales. Ce transfert ne peut être quantifier non plus, d'où l'intérêt des différentes formes d'évaluation, de révision et de jugements, ce qui permet de valider à une certaine limite la qualité de la rédaction et l'apport du transfert effectué.

Structuration du manuscrit (1)

Le manuscrit scientifique est un support de communication qui doit assurer un transfert de connaissance de l'auteur aux lecteurs.
Nous parlons bien ici de la connaissance scientifique, qui sera défini de manière formelle ultérieurement. Cette connaissance ne peut être transférée correctement si nous ne respectons pas certaines conditions et contraintes.
En plus de la clarté d'expression, du respect des règles d'orthographe, de grammaire et de conjugaison, la structure des idées et du manuscrit joue un rôle primordial dans la facilitation du transfert des idées, et dans la garantie de l'exactitude et de la conformité de ce transfert aux intentions du lecteur.
Nous pouvons distinguer deux types de structuration:
  • La structuration explicite souvent imposée par une forme canonique définie par convention. Cette forme inclut des parties générales communes à toutes les disciplines telles que l'introduction, la conclusion, le résumé. Comme elle peut inclure des parties spécifiques à chaque discipline telles que la méthode, les outils, les résultats, la discussion.
  • La structuration implicite, qui est souvent manquée dans les écrits, et à laquelle nous prêtons souvent peu d'attention. C'est cette structuration, que nous pouvons qualifier de logique, ou encore sémantique, car elle doit être établie non pas au niveau de la rédaction elle-même, mais plus tôt, au niveau abstrait, de réflexion, et de préparation du manuscrit.
Dans la suite des articles, j'essaierai de détailler plus ces deux types de structuration, en vous procurant quelques heuristiques qui pourront vous aider à mieux structurer vos textes sur les deux plans.